Quand Histoire est Mémoires

Quand Histoire est Mémoires

Par admin francois-cevert, publié le vendredi 9 mars 2018 18:36 - Mis à jour le vendredi 9 mars 2018 18:49

Dans le cadre de la journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, les élèves de seconde professionnelle « mécanique automobile », « relations-clients » et « carrosserie » du lycée François Cevert à Écully ont étudié la Shoah et la notion de devoir de mémoire dans le cadre du projet « Quand Histoire est Mémoires ».

Mesdames Desplanches et Dixmerias, enseignantes de lettres et histoire-géographie ont proposé aux élèves une leçon et une analyse documentaire de la Shoah visant à comprendre la notion de crime contre l’humanité et à s’interroger sur le devoir de mémoire de tout citoyen au nom de la défense des valeurs démocratiques et de la lutte contre l’intolérance.

Par groupes, les lycéens ont assisté à des cours portant sur diverses thématiques. À l’issue de chaque cours, une synthèse a été rédigée et présentée par un rapporteur aux autres groupes.

 

 

 

 

 

 

 

Le premier cours a porté sur la thématique « De l’élimination sociale à la destruction des juifs d’Europe ». En s’appuyant sur des lettres écrites par Hitler le 16 septembre 1919 et le 3 juillet 1920 ainsi que sur un extrait du livre Mein Kampf, les élèves ont étudié la place de la destruction des juifs d’Europe dans le projet politique d’Adolf Hitler.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aborder le thème des lois d’exclusion et d’enfermement dans les ghettos à l’Est et à l’Ouest (1935-1941), les enseignantes se sont appuyées sur un extrait des lois de Nuremberg de 1935 dites « pour la protection du sang allemand et de l’honneur allemand », des extraits des ordonnances de 1938 et des photographies du ghetto de Varsovie.

La mise en place de la politique génocidaire nazie à partir de 1941 a été étudiée en s’appuyant sur le rapport de Hans Frank, gouverneur général de la Pologne occupée (décembre 1941), le discours du Reichsführer-SS Himmler devant des officiers supérieurs SS à Posen (4 et 6 octobre 1943), les cartes des itinéraires des Einsatzgrüppen et des photographies portant sur les exécutions de masse à Sniadowa (Lituanie) et à Liepaja (Lettonie).

Enfin les élèves ont étudié l’itinéraire d’une famille française originaire de Pologne pour mettre en exergue la notion de crime d’État bureaucratique et idéologique. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur le procès-verbal du convoi de déportation n°38, la liste des déportés du convoi n°38, la carte des principales voies ferroviaires à destination d’Auschwitz et une déclaration d’Erich Von Dem Bach-Zelewski, SS-Obergruppenführer.

Le travail de chaque groupe a été ensuite mis en commun pour donner lieu à la rédaction d’une synthèse commune dans un premier temps. Les analyses et les réflexions menées par les élèves ont ensuite été affichées dans la classe.

Par ailleurs, d’autres actions ponctueront l’année 2017 à l’occasion d’un travail mené sur le 30ème anniversaire du procès Barbie. Le 11 mai 2017, les lycéens assisteront à une table ronde dans les salons de l’hôtel de ville de Lyon, en présence du Procureur honoraire Viout. Ils visiteront également le centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) à Lyon 7ème, le mémorial Jean Moulin à Caluire et le mémorial national de la prison de Montluc.